
Coulisses métier SSIAP
Un agent SSIAP ne passe pas sa journée à attendre une alarme incendie. Sa mission repose d’abord sur la prévention, la surveillance des installations, les rondes, la levée de doute, l’assistance à personnes, l’accueil des secours et la traçabilité des événements.
Mise à jour : 27 juillet 2026 · Temps de lecture : 11 minutes · Article métier SSIAP
Dans un ERP, un IGH, un hôtel, un centre commercial, un établissement de santé ou un site tertiaire complexe, la sécurité incendie ne se résume pas à la présence d’un uniforme. Pour une société de sécurité privée à Paris et en Île-de-France, une vacation SSIAP repose sur une organisation, des consignes, un poste de sécurité, des rondes, des moyens de secours et une équipe capable d’agir sans perdre de temps.
Cet article décrit principalement la journée d’un agent SSIAP 1, tout en expliquant les rôles particuliers du SSIAP 2 et du SSIAP 3. Pour une demande opérationnelle, vous pouvez aussi consulter notre page dédiée à la sécurité incendie SSIAP.
Le cœur du métier SSIAP n’est pas d’attendre le feu : il consiste à maintenir l’établissement dans un état de sécurité satisfaisant et à détecter rapidement les écarts avant qu’ils ne deviennent des incidents.
Table des matières
- SSIAP 1, SSIAP 2, SSIAP 3 : qui fait quoi ?
- Les missions essentielles d’un agent SSIAP
- Exemple d’une vacation SSIAP de 7 h à 19 h
- La prise de poste : relève, consignes et contrôle du matériel
- Le PC sécurité incendie : le centre de la vacation
- Les rondes de sécurité incendie
- Surveillance des travaux et permis de feu
- Traitement d’une alarme incendie
- Assistance à personnes
- Main courante et rapports
- Des journées différentes selon l’établissement
- Ce que le SSIAP peut faire et ne peut pas faire
- Qualifications, recyclage et temps de travail
- Comment évaluer la qualité d’une vacation SSIAP ?
SSIAP 1, SSIAP 2, SSIAP 3 : qui fait quoi ?
Dans le langage courant, “agent SSIAP” désigne souvent un SSIAP 1. Pourtant, le service de sécurité incendie repose sur plusieurs niveaux de qualification. Le SSIAP 1 exécute les missions terrain, le SSIAP 2 encadre l’équipe, et le SSIAP 3 organise le service au niveau global.
| Niveau | Fonction | Rôle principal au quotidien |
|---|---|---|
| SSIAP 1 | Agent de sécurité incendie et d’assistance à personnes | Surveillance du PC, rondes, levées de doute, première intervention, assistance à personnes, accueil des secours et main courante. |
| SSIAP 2 | Chef d’équipe de sécurité incendie | Organisation de la vacation, encadrement des agents, gestion du PC en situation de crise, permis de feu, sensibilisation et comptes rendus. |
| SSIAP 3 | Chef de service de sécurité incendie | Pilotage du service, conseil auprès de la direction, registre de sécurité, travaux, contrôles, commissions de sécurité et obligations réglementaires. |
Le SSIAP 1 travaille généralement sous l’autorité d’un chef d’équipe. Le SSIAP 2 prend la direction opérationnelle de l’équipe pendant la vacation et, en situation de sinistre, organise la première réponse. Le SSIAP 3 intervient davantage sur l’organisation générale, les contrôles, les travaux et le conseil à l’exploitant.
Les missions essentielles d’un agent SSIAP
L’arrêté du 2 mai 2005 encadre les missions, l’emploi et la qualification des personnels permanents des services de sécurité incendie dans les ERP et les IGH. Les missions visent la sécurité des personnes et la sécurité incendie des biens.
Prévention
Repérer les situations dangereuses
Dégagement encombré, porte coupe-feu bloquée, local à risque mal tenu, travaux non signalés ou anomalie visible.
PC sécurité
Surveiller les installations
Recevoir les alarmes, identifier les zones concernées, communiquer avec l’équipe et suivre l’évolution des signaux.
Rondes
Contrôler le terrain
Vérifier les accès secours, dégagements, locaux à risque, moyens de secours et signaux faibles.
Intervention
Agir sans se surexposer
Réaliser une levée de doute, intervenir sur un début d’incendie si cela reste possible et appliquer les consignes.
Assistance
Porter assistance aux personnes
Protéger, alerter, secourir selon la formation détenue, guider les secours et préserver la confidentialité.
Traçabilité
Rendre compte
Main courante, rapports d’incident, transmissions à la relève, informations au chef d’équipe ou à l’exploitant.
Exemple d’une vacation SSIAP de 7 h à 19 h
Il n’existe pas une journée type universelle. L’exemple ci-dessous illustre une vacation de jour dans un grand ERP. Les horaires sont indicatifs : l’organisation réelle dépend du site, des consignes, de la présence du public, des travaux, des prescriptions de la commission de sécurité et de l’équipe prévue.
7 h – 7 h 20 : Relève et prise de consignes
Lecture de la main courante, anomalies en cours, défauts SSI, travaux, permis de feu, zones fermées, mesures compensatoires.
7 h 20 – 8 h : Contrôle initial du PC et du SSI
Vérification des tableaux, moyens de communication, clés, plans, radio, téléphone de sécurité et matériel de secours.
8 h – 10 h : Surveillance du PC pendant l’arrivée du public
Réception des appels, surveillance des signaux, coordination avec les agents et suivi des premiers flux.
10 h – 11 h 30 : Ronde de sécurité incendie
Dégagements, portes coupe-feu, locaux à risque, moyens de secours, zones techniques et anomalies visibles.
11 h 30 – 13 h : Traitement des anomalies et comptes rendus
Signalements, mesures conservatoires, appels maintenance, suivi des défauts et mise à jour de la main courante.
13 h – 14 h : Pauses organisées par rotation
Le PC ne doit pas être abandonné : les pauses doivent préserver la continuité du service.
14 h – 15 h 30 : Accueil des entreprises techniques
Vérification des interventions prévues, travaux, zones neutralisées, mesures compensatoires et accès aux locaux.
15 h 30 – 16 h 30 : Exercice, sensibilisation ou contrôle complémentaire
Manœuvre, rappel de consignes, ronde supplémentaire ou vérification d’une zone sensible.
16 h 30 – 18 h : Surveillance du PC et gestion des événements
Alarmes, levées de doute, assistance à personnes, rondes complémentaires et coordination avec le chef d’équipe.
18 h – 19 h : Ronde de fin de journée et transmission
Contrôle des zones fermées, documents à jour, rapport si nécessaire et relève avec l’équipe suivante.
La prise de poste : relève, consignes et contrôle du matériel
La prise de poste est un moment décisif. L’agent doit comprendre ce qui s’est passé avant son arrivée et ce qui peut influencer sa vacation : défauts techniques, alarmes précédentes, travaux, mesures compensatoires, équipements indisponibles ou consignes temporaires.
Les informations à récupérer
- Alarmes, dérangements ou défauts encore présents.
- Équipements hors service ou en mesure compensatoire.
- Travaux, entreprises attendues et permis de feu actifs.
- Zones fermées, accès modifiés ou procédures temporaires.
- Événements encore en cours et points à surveiller.
Le matériel à contrôler
- Radios, téléphone de sécurité, PTI/DATI.
- Lampes, clés, badges, plans et documents.
- Main courante papier ou numérique.
- DAE, moyens de secours visibles et équipements utiles.
- État du SSI, défauts, mises hors service ou dérangements.
Dans un nouvel établissement, la prise de fonction effective d’un SSIAP 1 doit être précédée de deux périodes de travail en doublure en présence du public, et cette obligation est portée à trois périodes pour les chefs d’équipe. Cette étape rappelle une réalité simple : connaître la réglementation générale ne suffit pas, il faut aussi connaître le site.
Le PC sécurité incendie : le centre de la vacation
Le poste de sécurité incendie est souvent le centre nerveux de la mission. Il peut regrouper le système de détection incendie, le CMSI, les commandes de mise en sécurité, les reports d’alarme, la téléphonie, les radios, les plans, les clés et la main courante.

Identifier les signaux
Feu, dérangement, défaut technique, mise hors service, position de sécurité ou alarme technique ne se traitent pas de la même manière.
Localiser rapidement
L’agent doit situer la zone, la boucle, le local ou le point concerné pour organiser la levée de doute.
Maintenir les communications
Le PC centralise les appels, les messages radio, les retours de ronde, les alertes et les informations à transmettre.
Acquittement et réarmement : attention aux automatismes
Acquitter un signal ne signifie pas que le problème est réglé. L’acquittement confirme la prise en compte de l’information. Le réarmement, lui, ne doit pas se faire “à l’aveugle” : il suppose une levée de doute, une cause identifiée, l’application des consignes du site et la vérification qu’un retour à l’état normal est possible.
Les rondes de sécurité incendie
Une ronde SSIAP n’est pas une simple marche dans un bâtiment. Elle vise à repérer les anomalies qui peuvent compromettre l’évacuation, le compartimentage, les moyens de secours ou le fonctionnement normal des installations.
Dégagements
Issues et cheminements
Absence d’encombrement, libre ouverture des portes, signalisation visible, accès jusqu’à la voie publique et dégagements praticables.
Compartimentage
Portes coupe-feu et séparations
Fermeture des portes coupe-feu, absence de calage non autorisé, intégrité apparente des zones et absence de modification visible.
Moyens de secours
Extincteurs, RIA et éclairage
Accessibilité, signalisation, absence d’obstacle, état apparent et disponibilité des commandes ou équipements visibles.
Locaux à risques
Réserves, cuisines, techniques
Locaux électriques, zones de stockage, parkings, chaufferies, groupes électrogènes, cuisines ou installations de charge.
Signaux faibles
Odeur, fumée, surchauffe
Odeur de brûlé, fumée légère, bruit inhabituel, câble détérioré, multiprise, dépôt dans un dégagement ou porte bloquée.
Traçabilité
Observation réelle
La valeur d’une ronde ne se mesure pas seulement au nombre de points validés : l’observation et le signalement restent essentiels.
Il n’existe pas une fréquence nationale unique applicable à tous les sites. La fréquence dépend notamment des consignes, du type d’établissement, des zones non surveillées automatiquement, des travaux, des prescriptions de la commission de sécurité et du niveau de risque.
Surveillance des travaux et permis de feu
Les travaux représentent un moment sensible : soudage, meulage, étincelles, flammes, matériaux combustibles, neutralisation temporaire de détecteurs, interruption d’une installation de sécurité, obstruction de dégagement ou accumulation de déchets.
Avant les travaux
Vérifier la zone, protéger ou éloigner les combustibles, identifier les neutralisations, prévoir les moyens d’extinction et les mesures compensatoires.
Pendant les travaux
Surveiller l’exécution, maintenir les dégagements accessibles, contrôler les consignes et rester attentif aux conditions dangereuses.
Après les travaux
Contrôler la zone, effectuer les rondes prévues, rétablir les équipements neutralisés et tracer la fin de l’intervention.
Le SSIAP 2 est particulièrement concerné par l’analyse du risque, l’organisation des mesures et la gestion du permis de feu. Un permis de feu ne doit pas devenir une formalité administrative signée sans inspection réelle de la zone.
Traitement d’une alarme incendie
La procédure exacte dépend du système de sécurité incendie, de la temporisation, de la stratégie de mise en sécurité et des consignes de l’établissement. Le schéma suivant illustre une logique générale, sans remplacer les consignes propres à chaque site.
Étape 1
Réceptionner et localiser
Relever l’heure, identifier la zone, la nature du signal et informer le chef d’équipe.
Étape 2
Maintenir le PC opérationnel
Suivre l’évolution du SSI, recevoir les retours radio et ne pas abandonner le poste.
Étape 3
Réaliser la levée de doute
Se rendre sur zone, observer sans se mettre en danger et transmettre un compte rendu clair.
Étape 4
Feu confirmé : appliquer les consignes
Alerte, mise en sécurité, évacuation ou confinement selon le site, première intervention si possible.
Étape 5
Accueillir les secours
Préparer plans, clés, accès, informations sur la zone, actions menées et situation des occupants.
Étape 6
Après l’événement
Compléter la main courante, rédiger un rapport, maintenir les mesures nécessaires et informer l’exploitant.
Le SSIAP 1 est formé à l’intervention précoce. Il ne remplace pas les sapeurs-pompiers et ne doit pas s’exposer à un incendie développé ou à une atmosphère dangereuse.
Assistance à personnes : le “A” de SSIAP
Le SSIAP ne traite pas uniquement les alarmes incendie. L’assistance à personnes fait partie de son rôle : malaise, chute, personne bloquée dans un ascenseur, accident de travail, détresse respiratoire ou situation nécessitant l’appel des secours.
La conduite générale reste : protéger, examiner, alerter, secourir selon sa formation, faire guider les secours, préserver la confidentialité et rendre compte.
L’agent ne pose pas de diagnostic médical et ne délivre pas de médicament en dehors d’un protocole formel. En cas de personne bloquée dans un ascenseur, il communique, rassure, identifie la cabine, alerte le mainteneur et appelle les secours si la situation l’exige. Le dégagement technique ne doit pas être improvisé.
Main courante et rapports
La main courante constitue la chronologie officielle de la vacation : prise de poste, composition de l’équipe, état des installations, rondes, travaux, permis de feu, neutralisations, alarmes, assistance à personnes, arrivée des secours, retour à la normale et relève.
Une entrée exploitable
10 h 17 : R+2, zone ZD 24 : réception d’une alarme feu au PC. Agent envoyé en levée de doute à 10 h 18. Fumée légère provenant d’un appareil électrique confirmée à 10 h 20. Alimentation coupée, extincteur CO₂ utilisé sur départ de feu. Sapeurs-pompiers alertés à 10 h 21. Zone évacuée et interdite d’accès. Arrivée des secours à 10 h 29. Rapport d’incident établi.
Une entrée à éviter
“Alarme au deuxième, problème réglé.”
Une bonne main courante répond à cinq questions : quand, où, quoi, quelle action et quel résultat. Pour approfondir ce sujet, consultez notre ressource sur la main courante sécurité privée.
Des journées différentes selon l’établissement
Un SSIAP en centre commercial, hôpital, IGH, hôtel ou salle de spectacle ne vit pas exactement la même vacation. Les missions restent liées à la sécurité incendie et à l’assistance à personnes, mais les priorités du jour varient fortement.
Centre commercial ou grand magasin
Flux importants, boutiques, réserves, quais de livraison, animations, parkings, restaurants et nombreux interlocuteurs techniques.
Hôpital ou établissement de soins
Patients non autonomes, locaux à sommeil, gaz médicaux, continuité des soins et stratégie de transfert horizontal selon les consignes.
IGH
Permanence au poste central, compartimentage, locaux inoccupés, ascenseurs, exercices, travaux, permis de feu et arrivée des secours très structurée.
Hôtel
Clients endormis, fonctionnement nocturne, chambres fermées, cuisines, locaux techniques, alarmes et assistance aux personnes vulnérables.
Salle de spectacle ou événement
Visite avant ouverture, décors, effets spéciaux, installations temporaires, dégagements, effectif public et démontage.
Bureaux ou site tertiaire complexe
PC, rondes, maintenance, travaux, prestataires, accès secours, parkings et coordination avec l’exploitation.
Cette diversité explique l’importance du cadrage initial. Pour les sites concernés par les obligations incendie, vous pouvez également consulter notre page dédiée à la sécurité ERP, IGH et sites recevant du public.
Ce que le SSIAP peut faire et ne peut pas faire
La sécurité incendie et la surveillance privée ne sont pas exactement le même cadre. Un SSIAP peut effectuer des vérifications élémentaires et appliquer des mesures conservatoires, mais il ne remplace ni un mainteneur spécialisé, ni les secours publics, ni un agent de sûreté si la mission réelle porte sur l’anti-malveillance.
| Situation | Action possible | Limite à respecter |
|---|---|---|
| Contrôle visuel d’un équipement | Constater, signaler, appliquer une mesure conservatoire, demander une intervention technique. | L’agent ne réalise pas une maintenance spécialisée s’il n’en a pas la compétence ou l’habilitation. |
| Défaut SSI ou équipement hors service | Tracer, informer, appliquer une mesure compensatoire prévue et suivre l’anomalie. | Neutraliser ou modifier une installation sans procédure peut créer un risque. |
| Début d’incendie | Agir en première intervention si cela reste possible sans danger. | Il ne doit pas s’exposer à un incendie développé ni pénétrer dans une atmosphère dangereuse. |
| Mission de sûreté | Possible seulement si le cadre contractuel, professionnel et réglementaire le prévoit. | Le diplôme SSIAP ne remplace pas automatiquement les conditions exigées pour des missions de surveillance ou gardiennage. |
Cette distinction est importante pour les clients : demander “un SSIAP” ne revient pas toujours à demander un agent polyvalent capable d’assurer toutes les missions de sûreté, d’accueil, de filtrage ou de gardiennage.
Qualifications, recyclage et temps de travail
Les fonctions SSIAP sont liées à une qualification. Les formations initiales, recyclages, remises à niveau et formations propres au site participent au maintien des compétences.
| Niveau | Durée minimale de formation initiale | Point à retenir |
|---|---|---|
| SSIAP 1 | 67 heures hors examen et déplacements | Agent de service de sécurité incendie et d’assistance à personnes. |
| SSIAP 2 | 70 heures hors examen et déplacements | Chef d’équipe, accessible notamment avec expérience préalable d’agent SSIAP selon les textes. |
| SSIAP 3 | 216 heures hors examen et déplacements | Chef de service, rôle d’organisation, conseil et suivi réglementaire. |
Recyclage et maintien des automatismes
Les personnels SSIAP doivent maintenir leurs compétences : recyclage périodique, secourisme à jour, manœuvres, connaissance du site et entraînement. Une manœuvre ne devrait pas se limiter à signer une feuille : elle sert à entretenir les réflexes d’alarme, levée de doute, extinction, assistance à victime, évacuation, accueil des secours et gestion du PC.
Pauses et continuité du PC
Une vacation de 12 heures peut exister dans le secteur de la sécurité privée, mais ce n’est pas une obligation. Le temps de travail dépend du contrat, de l’employeur, de la convention applicable et du planning validé. Lorsque le PC doit rester occupé, les pauses doivent être organisées par rotation ou remplacement, afin de respecter à la fois la continuité du service et les droits du salarié.
Comment évaluer la qualité d’une vacation SSIAP ?
La qualité d’une vacation ne se mesure pas uniquement au nombre de rondes ou de points électroniques validés. Un service qui multiplie les pointages mais ne suit pas les défauts signalés n’est pas nécessairement performant.
Prise de poste
Consignes comprises, anomalies en cours identifiées, matériel disponible et relais clair.
PC sécurité
Alarmes, défauts, dérangements et appels traités sans retard ni confusion.
Rondes
Observations utiles, anomalies détectées et remontées au bon interlocuteur.
Travaux
Permis, protections, mesures compensatoires et rondes après travaux respectés.
Intervention
Chronologie, communication, sécurité des agents, accueil des secours et rapport exploitable.
Prévention
Défauts suivis, mesures correctives demandées et incidents évités avant qu’ils ne se produisent.
Chez Armure Sécurité, la qualité d’une mission SSIAP repose sur le choix du profil, la compréhension du site, les consignes, la traçabilité et la coordination avec l’exploitation. Cette logique rejoint notre méthode d’intervention : analyser, cadrer, déployer et suivre.
Les idées reçues les plus fréquentes sur le SSIAP
“Le SSIAP est un vigile”
Non. Sa mission principale est la sécurité incendie et l’assistance à personnes. La sûreté correspond à un autre cadre.
“Il reste toute la journée devant le tableau”
Non. Le PC est central, mais l’équipe effectue aussi des rondes, traite les défauts, accompagne les travaux et porte assistance.
“Une alarme peut être réarmée immédiatement”
Non. La cause doit être recherchée et les consignes appliquées avant le retour à l’état normal.
“Le SSIAP 1 répare toutes les installations”
Non. Il réalise des contrôles et entretiens élémentaires, puis signale aux intervenants compétents.
“Tout incendie entraîne une évacuation totale”
Non. La stratégie dépend de l’établissement : évacuation, transfert horizontal, mise en sécurité ou confinement selon les consignes.
“Une journée sans alarme est inutile”
Non. La prévention, les rondes et le suivi des défauts contribuent justement à éviter les sinistres.
Besoin d’un agent SSIAP pour votre site ?
Décrivez votre établissement, vos horaires, la présence du public, les contraintes incendie et le niveau de suivi attendu. Armure Sécurité vous aide à cadrer une prestation SSIAP adaptée à votre environnement.
Questions fréquentes
Quelle est la journée type d’un agent SSIAP ?
Elle comprend généralement une prise de consignes, la surveillance du PC sécurité, des rondes incendie, le traitement des alarmes, l’assistance à personnes, la main courante et la transmission à la relève. Le détail dépend du site.
Quelle est la différence entre SSIAP 1, SSIAP 2 et SSIAP 3 ?
Le SSIAP 1 est agent de sécurité incendie, le SSIAP 2 est chef d’équipe, et le SSIAP 3 est chef de service. Leurs responsabilités ne sont pas les mêmes.
Un agent SSIAP peut-il faire du contrôle d’accès ?
Pas automatiquement. La sécurité incendie et la sûreté sont deux cadres distincts. Si la mission inclut du contrôle d’accès ou du gardiennage, le cadre contractuel et professionnel adapté doit être prévu.
Le PC sécurité peut-il être laissé vide pendant une ronde ?
Lorsqu’une permanence au PC est requise, l’organisation doit prévoir une rotation ou une autre solution afin que le poste reste opérationnel pendant les rondes, pauses ou interventions.
À quoi sert la main courante SSIAP ?
Elle permet de tracer les rondes, alarmes, défauts, travaux, mesures compensatoires, assistance à personnes, rapports et transmissions à la relève.
Comment demander un agent SSIAP pour un site ?
Il faut préciser le type d’établissement, les horaires, la présence du public, les obligations incendie, les équipements, la composition souhaitée de l’équipe, les consignes et le niveau de suivi attendu.
Sources utiles
- Légifrance : Arrêté du 2 mai 2005, article 2 : missions du service de sécurité incendie
- Légifrance : Arrêté du 2 mai 2005, article 3 : conditions d’emploi, doublure et tenue
- Légifrance : Règlement ERP, article MS 46 : composition et missions du service
- Légifrance : Article M 29 : service SSIAP dans les centres commerciaux et magasins
- Légifrance : Article GH 62 : service de sécurité incendie et d’assistance à personnes en IGH
- Légifrance : Code de la sécurité intérieure, article L613-2
- Légifrance : Convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité
- Service-Public : Temps de pause après six heures de travail continu
